En Avril on a accueilli…

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En avril on a accueilli… un nouveau lecteur dans la famille!

Notre petit James est né lé 21 avril, il a déjà bien grandi! Après avoir testé la grossesse et l’accouchement en France et en Ecosse, je peux dire sans hésitation que je préfère ce qui se fait en Ecosse, y compris en ce qui concerne le retour précoce à la maison (je ne suis quand même pas rentrée 7 heures après avoir accouché comme Kate Middleton, mais  20 heures après, ça parait quand même rapide comparé aux 5 jours passés à la mater pour mon premier fils!)

Notre petit franco-écossais (qui n’est en fait que français, le droit du sol c’est un peu plus compliqué que ça…) se porte très bien, découvre le monde avec de grands yeux curieux et il aime déjà qu’on lui lise des histoires (en tout cas moi j’aime ça et lui ne se plaint pas). D’ailleurs, on lui a fait sa première carte de bibliothèque quand il avait 9 jours, devenant ainsi le plus jeune membre de la bibliothèque de la ville, parce qu’après tout, il n’y a pas d’âge pour découvrir la lecture (et puis de toute façon j’avais des livres à rendre alors quitte à être sur place…)

Les livres qu’on a préféré pour le premier mois

Je vais pas vous mentir, ce classement a été fait par moi, le petit James n’a pas encore été capable de me donner son avis de façon très claire 😉

Bonne nuit moi – Marie-Hélène Place et Caroline Fontaine-Riquier

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Avant d’aller au lit, un petit album de bébé Balthazar pour dire bonne nuit en douceur à tout ce qu’il y a dans la maison, sans oublier la Lune et les étoiles. Très mignon et plein de répétitions pour se mettre dans l’ambiance du dodo.

Les instruments du monde, volume 2 – Marion Billet

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Un livre qui fait de la musique, où on découvre un instrument du monde sur chaque page (6 au total), c’est celui que Liam préfère partager avec son petit frère. On aime tout particulièrement la page du mouton écossais qui joue de la cornemuse 😉

It’s a Little Baby – Julia Donaldson and Rebecca Cobb

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James est un peu petit pour imiter les actions des bébés, mais on adore les rabats et les dessins.

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Les livres cadeaux en Ecosse

En Ecosse, les bébés reçoivent des livres en cadeau à plusieurs occasions, et on adore! Un moyen d’introduire la lecture dès le plus jeune âge dans toutes les familles du pays.

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Dans les premières semaines qui suivent sa naissance, la health visitor (je ne vois pas d’équivalent français pour cette profession) nous remet un sac Bookbug qui contient 4 livres pour bébés, un CD de comptines et de jolies images dans un calendrier. On retrouve également le petit personnage Bookbug dans toutes les bibliothèques d’Ecosse où sont organisées une fois par semaine des séances de lecture et comptines pour les bébés et enfants jusqu’à 5 ans. James a participé pour la première fois la semaine dernière mais il a dormi tout le long ^^ Personnellement, j’ai aimé rencontrer d’autres mamans et bébés et j’ai hate de revenir pour apprendre les comptines et les mimer avec mon bébé.

Le livre de l’Unicef

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Un livre cadeau remis à tous les nouveaux bébés et offert par l’Unicef, les dessins sont très mignons et les mots tendres et simples, on aime beaucoup. On peut le retrouvé lu par Ewan McGregor sur Youtube ici.

La Baby Box

Une nouveauté en Ecosse, la baby box est offerte à tous les bébés quelques semaines avant leur naissance. Elle est remplie d’indispensables pour accueillir bébé et pour les mamans après l’accouchement, et la boite en elle même sert de lit pour les premiers mois, avec matelas et couverture adaptée. En plus elle est trop jolie et on peut la colorier. On y trouve aussi des livres pour bébé, parce que ça aussi ça fait partie des indispensables 😉

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En Mars on a lu… (albums jeunesse)

Les préférés de Liam (6 ans 1/2)

« Dragon loves Penguin » – Debi Gliori

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Une maman pingouin raconte à son bébé l’histoire de l’œuf de pingouin abandonné qui a été un jour recueilli par une dragonne qui n’arrivait pas à avoir d’œuf à elle. Alors que les autres bébés dragons rejetaient ce « dragon » pas comme les autres, la maman dragonne le trouvait tout à fait parfait. Un jour, le bébé pingouin sauve les bébés dragons d’un volcan en éruption puis s’en va ailleurs fonder sa propre famille. Tout en gardant contact avec sa chère mère dragonne. D’ailleurs, la voilà qui viens raconter l’histoire elle-même à son petit fils pingouin! Liam a beaucoup aimé que le pingouin de l’histoire soit la maman pingouin du début, et a été très touché par cet amour entre une maman dragonne et son bébé pingouin.

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« How to eat pizza » – Jon Burgerman

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Dans cet album plein d’humour, le narrateur nous explique comment manger une pizza. Au départ, les parts de pizza sont très intéressées, jusqu’à ce qu’elles réalisent le sort qu’on leur réserve. Celle qui a été sélectionnée pour être mangée la première va alors essayer de convaincre le narrateur de manger autre chose. Y parviendra-t-elle?

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« Say Zoop! » – Hervé Tullet

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Sur le même principe que « Un livre » ou « Couleurs » du même auteur, « Un livre qui fait des sons » est un album qui interagit avec le lecteur. Ici, chaque fois que le lecteur appuie sur un cercle, il doit faire un son. Ce son sera différent selon sa couleur, sa taille, ou les indications du livres. Un livre très vivant et amusant (un poil désagréable pour moi de me faire hurler dans les oreilles, mais sinon ça va ^^).

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Mes préférés

« Nothing rhymes with orange » – Adam Rex

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Voici un poème dédié aux fruits. Chacun d’entre eux ont un rôle à jouer dans cette histoire pleine de rimes, sauf l’orange, laissée de côté parce que rien ne rime avec elle (en anglais, naturellement, cet album s’adapterait très mal au français ^^).

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Liam et moi avons beaucoup ri à la lecture de cet album complètement déjanté, les remarques de l’orange qui est complètement ignorée sont très drôle. Le philosophe Nietzsche fait même une apparition dans ce poème, c’est dire à quel point c’est du grand n’importe quoi!

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« I can only draw worms » – Will Mabbitt

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Voici un album étonnant de simplicité. Le narrateur nous préviens dès le départ, la seule chose qu’il sait dessiner, ce sont des vers de terre. Il nous en présente 10, un par un, chacun aillant sa spécificité ou sa petite histoire. C’est très surprenant de voir comme l’auteur a pu rendre un album si drôle en partant de trois fois rien. Juste des vers de terre.

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« Read the book, lemmings! » – Ame Dyckman and Zachariah OHora

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Les lemmings ne sautent pas des falaises, c’est écrit dans le livres sur les lemmings. Le problème, c’est que ces trois petits lemmings n’ont pas lu le livre en question, alors à chaque fois que Foxy lit ce passage du livre pour les prévenir, tout ce que les lemmings retiennent c’est « sautent » et alors ils sautent. Foxy passe son temps à les repêcher et à essayer de leur faire lire le livre. Y parviendra-t-il?

Les petits lemmings sont trop mignons et le comique de répétition marche bien. On a beaucoup aimé.

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Apprendre à lire en famille – 5 – L’écriture

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En même temps que l’enfant apprend à reconnaître et lire les lettres puis les mots, il peut s’entraîner aussi à les écrire. Quelle joie pour l’enfant d’être capable d’être lu! Voici quelques activités pour l’encourager à écrire…

Avant toute choses, je tiens à préciser que mon fils n’a appris à écrire qu’en script (majuscules et minuscules). Je n’ai jamais compris l’intérêt des lettres cursives, qui étaient à la base une écriture de calligraphie choisie pour son élégance, non pour sa simplicité, et que je ne trouve pas du tout adaptée à de jeunes enfants. Les lettres sont fastidieuses à former et il est d’après moi beaucoup plus difficile d’obtenir un résultat convenable qu’avec les lettres scriptes. Il faut plus d’entraînement, de pratique, alors que les lettres scriptes sont lisibles dès les premiers essais, or, être lisible par les autres est le but premier de l’écriture, et c’est aussi très motivant pour l’enfant qui apprend. Je n’ai pas regretté ce choix, et de toute façon en Ecosse, les enfants n’apprennent pas non plus à écrire en cursif. Ici, on appelle cette écriture la « fancy writing« , ou « écriture élégante » (sous entendu élégante mais pas spécialement utile…)

Faire des traces, peindre…

 

Avant même qu’il ne soit question de lettres ou de mots, laisser une traces sur du papier avec de la peinture, des crayons, sur le trottoir avec des craies ou sur le mur avec… -non, on va éviter le mur quand même- est très intéressant pour un enfant, et très amusant. On peut lui créer des pinceaux rigolos pour trois fois rien (utiliser des petites voitures, des plantes, des machins accrochés en boule au bout de bâtons, des fourchettes, ses pieds, ses mains…) pour varier les plaisirs.

Varier les supports

Au blanc de Meudon sur les vitres, avec des crayons, de la pâte à modeler, de la boue, dans le sable ou le sel, ou même avec du pain, pourquoi pas? En dessous, le mot Mimi a été écrit avec du coton-tige et du jus de citron. Passé ensuite (avec moults précautions) au dessus d’une flamme, le message secret apparaît!

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On peu aussi écrire avec des lettres en bois ou celles du Scrabble, pour s’entraîner à la bonne écriture d’un mot plus qu’à la formation des lettres, écrire sur un tableau blanc ou noir… le top, c’est d’écrire sur les postit, qui peuvent ensuite être collés un peu partout dans la maison.

Faire des listes

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Difficile de ne pas lui acheter ses Oreo après qu’il ait fait l’effort de l’écrire sur la liste des courses…

Les listes de courses, bien sûr, surtout s’il est libre d’y ajouter ce qu’il veut, ce sera super motivant. Mais aussi des listes de choses à faire, des listes des choses qu’il aime, ou de ses Pokémon préférés…

Il y a quelques temps, Liam était dans une phase où il était très souvent en colère, et il finissait la plupart de ses journées en concluant qu’elle avait été nulle (voir « la pire de toute sa vie », pour peu qu’on ait eu le temps de ne lire qu’un seul album avant de se coucher…). En plus de plein d’autres choses, on a mis en place un petit rituel des « 3 choses préférées de la journée », le but étant de trouver et d’écrire tous les soirs trois choses qu’on avait bien aimé dans la journée. En plus de lui faire se rappeler que même s’il trouvait sa journée nulle, il y avait toujours au moins trois choses qu’il avait apprécié et c’est sympa de s’en rappeler, c’était aussi l’occasion d’écrire un peu. Le plus sympa étant de jouer le jeu vous aussi, bien entendu!

Les histoires dictées

On veut souvent écrire parce qu’on a quelque chose à raconter. En attendant que l’enfant puisse écrire par lui-même, on peut écrire pour lui les histoires qu’il invente. Non seulement ce sera l’occasion qu’il nous voit écrire, mais en plus il gardera une trace de ses histoires rocambolesques. Ce sera aussi l’occasion pour lui d’organiser sa pensée, ce qui peut être un exercice intéressant. Mon fils a eu une période où il me dictait une histoire par soir, et je trouvais toujours très mignon les « dit-il » qu’il mettait dans ses dialogue, comme dans les livres ^^ Ses histoires partaient souvent dans tous les sens mais j’ai pris le parti de ne pas corriger sa syntaxe, et c’était parfois difficile de suivre, il fallait que je lui demande d’attendre que j’ai finit d’écrire pour qu’il continue, mais aujourd’hui, on s’amuse bien à les relire, on est content d’en avoir une trace. Pour certaines, je les ai retapé sur ordinateur et imprimées pour qu’il puisse les relire par lui-même (mon écriture en mode rapido n’est pas géniale).

Parfois, il ne savait pas sur quel sujet se lancer, mais il voulait quand même raconter une histoire, alors je lui proposais de choisir un autocollant ou une image dans un livre et de l’utiliser comme point de départ pour son histoire.

Inventer et écrire ses recettes

L’idée, c’est qu’il invente la recette, il écrit la liste des ingrédients, et après, vous faites la recette ensemble. Et puis vous dégustez! Même quand ça n’a pas l’air terrible…

 

Ici, inspiré par les Kinder Surprises, Liam a voulu inventé une alternative bonne pour la santé (ce qui est tout à son honneur). Malheureusement, au lieu de s’arrêter aux tomates, avocat et jus de citron sur sa liste d’ingrédients, il a eu la fabuleuse idée d’ajouter de la banane (banana pour être précis). Disons qu’on se sert une fois mais pas deux…

Et puis pour changer du gâteau au chocolat miam miam, Liam a voulu inventer un gâteau aux fruits. Je lui ai laissé choisir ses ingrédients et quantités, ce qui a donné quelque chose de très spécial avec un gros surplus de farine mais que voulez-vous, il faut bien expérimenter… Si vous voulez la recette (à vos risques et périls) : 5 bols de farine, 5 grosses cuillères de margarine, 4 pommes, 1 poire, 1 citron, jus d’orange et eau. Le temps de cuisson n’est pas précisé, débrouillez-vous ^^ Bizarrement, le résultat était mangeable.

La boîte aux lettres

Jouer au facteur, c’est toujours sympa! Au tout départ, j’écrivais ce qu’il me dictait et le laissais écrire un ou deux mots pour compléter sa « lettre ». Par la suite, il a pris l’habitude d’écrire des messages par lui-même. Parfois, je lui écrivais une lettre avec des questions dedans pour l’inviter à me répondre par écrit, et ensuite, c’est lui qui a pris l’initiative d’écrire la première lettre. Les lettres qui sont souvent revenues, ce sont les lettres de « pardon ». Parce que parfois on se fâche, et alors c’est plus facile de s’excuser par écrit avant de se parler à nouveau.

Le truc sympa c’est qu’en Ecosse les boîtes aux lettres sont de simples fentes dans les portes d’entrée (au début ça surprend d’entendre le clac du courrier qu’on glisse sous le volet en métal et qui tombe par terre, on a l’impression que quelqu’un entre chez nous, mais on s’y habitue ^^), et du coup, on peut venir y glisser nos propres « lettres » pour faire croire à l’autre qu’elles viennent d’être déposées par le facteur.

Suivre ses intérêts

L’écriture doit selon moi suivre l’intérêt de l’enfant au maximum, surtout au départ de son apprentissage. Le mot « est » est un mot certes très utilisé dans la langue française, mais il est fort à parier que ce n’est pas celui qui intéressera le plus votre enfant. Mieux vaut le garder pour plus tard.

Les listes de cadeaux de noël, le nom de leurs grands-parents pour leur écrire une lettre, le titre du texte qu’il vous aura dicté (ici un texte de non-fiction sur la gare), etc. sont autant de points de départs qui vont motiver votre enfant à écrire parce que ça aura un sens pour lui.

Les jeux d’écriture

Une fois qu’on écrit plus régulièrement, on peu s’amuser à des jeux d’écriture qui ne demandent qu’un papier et un crayon! Chez nous, on fait ces jeux à chaque fois qu’on va au restaurant, en attendant les plats ou même parfois en mangeant, si on est vraiment prit dans le truc ^^

Le _ _ _ _ _ Image result est très sympa, à faire à tour de rôle, l’enfant étant une fois celui qui devine le mot et une fois celui qui le fait deviner (le risque étant qu’il épelle le mot de manière incorrecte et que vous ne trouviez jamais la solution ^^). Soyez cool avec lui au départ, n’hésitez pas à faire les jambes et les bras du pendu de façon séparée et pourquoi ne pas lui ajouter des chaussures et un chapeau au pendu avant de le déclarer perdant, pour lui donner une petite chance supplémentaire?

Le petit bac. On choisi les catégories de mots à trouver, pas trop difficiles pour commencer, par exemple : prénom, aliment, ville ou pays, métier, animal, Pokémon. Puis on prend une lettre au hasard et le but est de trouver un mot commençant par cette lettre dans chacune des catégories. Si on compte les points (ce qui n’est pas indispensable à mon avis), on enlève des points si quelqu’un d’autre a choisi le même mot que nous, le but étant de trouver les plus originaux possible. Liam était un peu inquiet de jouer face à son père et moi au départ, alors on s’est mis le challenge d’en trouver deux par catégories là où lui devait n’en trouver qu’un, et on lui a aussi laissé le choix de trouver des mots en français ou en anglais alors que nous n’avions que droit au français.

Les mad libs. C’est un jeu très drôle que j’ai découvert quand j’étais enfant lors de nos voyages en famille aux USA. On peut acheter des cahiers de mad libs tout fait ou en trouver en ligne en anglais. Je ne sais pas s’il existe l’équivalent en français, mais de toute façon, c’est bien plus drôle de les faire sois-même. L’idée est d’écrire un texte à trous et de demander aux autres joueurs de remplir ces trous sans connaître le reste du texte. A la fin, on lit le texte avec les mots des autres joueurs, pour un résultat bien souvent hilarant. Un court exemple pour illustrer…

Cher (personne), mes vacances à (lieu) sont (adjectif)! La mer est (couleur) et le sable est (adjectif), j’adore! Chaque matin, je mange avec ma/mon/mes (partie du corps) (nombre) (aliment), accompagnés de sauce à la/au (élément de nature). J’aime bien, mais ça me donne un peu mal à/au (partie du corp)… Après, je vais (verbe) avec les (adjectif) (personne) et (personne). Je me couche à (heure) de l’après-midi après avoir (verbe) une dernière fois, c’est la fête! J’aimerais que tu sois là, bisous, signé ton (prénom de la personne qui a rempli les trous) (adjectif).

Celui qui a écrit le texte demande à l’autre joueur de lui donner un mot pour chaque catégorie (personne, lieu, adjectif, couleur, adjectif, etc.), sans que celui-ci ne voit le texte en question. Encouragez votre enfant à être original dans ses réponses, il a le droit d’en donner à rallonge et des ridicules. D’un autre côté, les réponses sérieuses donnent parfois un très bon effet de contrast avec le contexte. Quand il est plus grand, l’enfant peut à son tour créer ses propres textes à trous et vous les faire remplir!

L’orthographe

Ma grande interrogation qui s’est posée et qui se pose encore concerne l’orthographe et son apprentissage. Sur le principe, je préfère intervenir le moins possible sur l’orthographe de mon fils. Si l’important dans ce qu’il écrit est le fond, et donc ce que ça raconte, je ne fais pas de remarque sur les -souvent nombreuses- fautes d’orthographes. Dans la mesure où j’arrive à lire parce que ce qu’il a écrit est phonétiquement correcte, ça me convient. Il lui arrive de me demander l’orthographe pour un mot précis, que je suis toujours ravie de lui donner (dans la mesure où je la connais moi même ^^), ou de me demander s’il y a un « e » muet à la fin de tel ou tel mot, parce que mine de rien, il remarque bien qu’il y a souvent des « e » qui n’ont l’air de servir à rien à la fin de beaucoup de mots. A force de lire, je remarque que son orthographe s’améliore petit à petit, notamment en ce qui concerne les lettres muettes à la fin des mots, mais ce n’est pas encore tout à fait ça. Le problème étant plus quand il y a tant de fautes que j’ai du mal à lire ce qui est écrit.

Du coup, je me demande… est-ce que je devrais corriger ses fautes à chaque fois? (Je n’aime pas cette idée). Est-ce que je devrais lui donner des leçons? Et comment? Est-ce que je devrais juste attendre? Il lit beaucoup, alors peut-être qu’avec le temps, l’orthographe des mots va naturellement s’inscrire dans sa tête?

Ce que je remarque, c’est qu’à l’école, il a des leçons d’écriture en même temps que ses leçons de lecture, et force est de constater que son orthographe en anglais est extrêmement bonne, il n’est pas nécessaire de « déchiffrer » ce qu’il écrit en anglais, et il distingue généralement bien les homonymes tels que « which » et « witch » ou « there » et « their ». Il ne fait que très peu de fautes en anglais là où il en fait un bon paquet en français, du coup, quand il a le choix, il choisi généralement d’écrire en anglais.

Une idée intéressante que je pense à mettre en place à la maison pour améliorer son orthographe est la dictée de Charlotte Mason. Ce n’est pas une dictée comme celles qu’on connait (je déteeeeeeste les dictées), car l’idée n’est pas de vérifier si l’enfant sait écrire sans fautes mais plutôt de l’entraîner à écrire correctement. Si j’ai bien compris le principe d’après ce que j’ai lu en ligne (et n’hésitez pas à me contredire si j’ai mal compris, bien au contraire! ^^), l’idée est de présenter une ou deux phrases à l’enfant, (de préférence trouvées dans un livre intéressant et dont la syntaxe et les mots ne sont pas simplifiés pour les enfants) et de lui laisser le temps de l’observer avant de la cacher et de la lui dicter. L’idée n’est pas qu’il photographie la phrase par cœur, et il y a donc un travail de réflexion à faire avec lui pendant qu’il observe la phrase. On relève tous les mots « difficiles », on explique pourquoi ils s’écrivent comme ils s’écrivent, rappelant les règles de grammaire qui s’appliquent, on l’invite à épeller dans sa tête ou à voix haute tel ou tel mot qui pourrait lui poser problème, etc. Puis on cache la phrase, on la lui dicte, et on relit son travail ensemble. S’il y a une faute à un mot, on cache immédiatement ce mot, soit avec un papier blanc, soit avec du blanco, soit en l’effaçant si c’est écrit à l’encre. L’idée est que la faute d’orthographe ne se fixe pas dans la mémoire de l’enfant, or, une faute qu’on souligne ou qu’on entoure, a fortiori en rouge, ne fait que attirer l’attention sur elle-même et c’est au final l’orthographe que risque de retenir l’enfant. Là, on la cache, puis on revient à la fin sur les mots cachés. On les relit (ils sont toujours cachés), on laisse une chance à l’enfant de trouver la bonne orthographe, et sinon, on la lui donne en lui réexpliquant les règles d’orthographes qui vont avec, et l’enfant l’écrit à la place de celui caché. J’aime bien cette idée de découvrir les règles de grammaire et d’orthographe de façon vivante et appliquée à un texte, pas juste de façon théorique. Je pense que je proposerai ces dictées à mon fils un peu plus tard, pour l’instant, je lui laisse un peu plus de temps pour découvrir l’orthographe à travers les livres, rien ne presse ^^ Mais si vous connaissez le système de dictées de Charlotte Mason, je suis curieuse de savoir ce que vous en pensez!

L’environnement

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Quand Liam apprenait à écrire, on lui avait installé un petit bureau Ikea avec une chaise à sa taille, et on avait posé dessus des papiers de toutes sortes, des crayons sympas et des autocollants. C’était un peu sa station d’écriture, que je m’arrangeais pour garder accueillante en la rangeant après chaque passage (s’il y a plein de bazar sur le bureau, les chances sont qu’il n’y mette plus les pieds). Je rajoutais régulièrement du nouveau matériel pour que les choses restent intéressantes, et Liam a bien investi ce lieu. Aujourd’hui, je lui achète souvent des cahiers (il adore les cahiers) et des crayons originaux, mais il préfère écrire par terre en général (je le laisse faire parce que j’ai moi-même toujours préféré écrire par terre que sur une table…)

Apprendre à lire en famille

1 – Pourquoi, Quand et l’Eveil à la lecture

2 – L’apprentissage

3 – Jeux et activités

4 – Les livres « premières lectures »

5 – L’écriture

Et vous?

Comment avez-vous fait découvrir l’écriture à vos enfants? Quelles activités aiment-ils le plus? Et comment gérez-vous la question de l’orthographe?

 

Apprendre à lire en famille – 4 – Les livres « premières lectures »

Pour accompagner son apprentissage de la lecture, j’ai acheté à mon fils des livres de « premières lectures », les lui proposant au fur et à mesure en fonction de son niveau. Je ne pense pas que ce soit indispensable de passer par les livres « premières lectures ». Certains enfants peuvent trouver ces livres pas assez intéressants ou ne présentant pas un challenge suffisant pour avoir envie de les lire. Certains enfants préféreront directement lire un roman, les difficultés de lectures étant surmontées par la passion que leur inspire le livre. Cela étant dit, il y a d’autres enfants, comme mon fils, qui seront content d’avoir des petits livres à lire à chaque étape de leur apprentissage, des livres qui les challengent tout doucement et qui les encouragent à aller plus loin dans leur apprentissage. Voilà donc les livres qui nous ont accompagné dans l’apprentissage de la lecture…

J’apprends à lire avec Sami et Julie – Editions Hachette

Les livres « J’apprends à lire avec Sami et Julie » sont censé accompagner la méthode au manuel du même nom. Si je n’ai pas aimé ce manuel, j’ai par contre bien aimé ces petits livres. Ils existent en trois niveaux, et les livres de niveau 1 (appelés maintenant « début de CP ») sont les seuls que j’ai trouvé qui ne proposent que des graphèmes simples, en dehors de « et » et « est » (personne n’est parfait…), et encore, ceux-ci sont très peu présents dans « Miam Miam » et « Super Sami ». Ces deux livres ont par ailleurs un texte très court sur chaque page, je trouve que c’est un bon moyen de lire des phrases pour la première fois, puisqu’on n’a alors pas l’occasion d’oublier ce qu’on a lu juste avant. Liam a beaucoup aimé ces deux livres qu’il pouvait donc lire par lui même déjà très tôt dans son apprentissage. C’était encourageant pour lui de voir qu’il était déjà capable de lire un livre, et je pense que ça l’a poussé à continuer.

Il a reçu « Le tipi de Sami » plus tard, et je pense que ça tombait bien parce qu’il y a beaucoup plus de texte dans celui-là et je pense que pour commencer, c’était déjà un peu trop.

Au fur et à mesure qu’il apprend plus de graphèmes, il peut passer aux niveaux milieu CP et fin CP. Les graphèmes rencontrés dans chaque niveaux sont répertoriés à la fin des livres pour que les parents sachent lesquels proposer à leur enfant.

A la fin de chaque histoire, il y a aussi des questions pour voir si l’enfant a bien compris ce qu’il a lu, et aussi des questions plus personnelles pour inviter l’enfant à réfléchir et parler de lui.

Premières lectures – Editions Nathan

Je trouve le principe de cette collection très sympa. Il s’agit de lire un livre à deux voix. Le parent lit le texte de l’histoire et l’enfant lit ce qui est dans les bulles. Les textes pour l’enfants sont plutôt courts, et il peut s’amuser à y mettre le ton après plusieurs lectures, puisque ce ne sont que des dialogues.

On a adoré ces lectures partagées, et les histoires étaient de manière générale très sympa, on a aimé les lire et les relire! Il existe par ailleurs beaucoup d’autres titres en plus de ces deux que nous avons chez nous.

Premières lectures niveau 1 – Editions Hatier

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La série « Dragons et Merveilles » est la seule que Liam a lu de la collection « premières lectures – niveau 1 ». Il existe d’autres séries au niveau 1, et d’autres séries aux niveaux 2 et 3 (les livres ayant alors des petits chapitres). Dans le niveau 1, on trouve des textes courts et relativement simples, ainsi qu’une vraie histoire. Dans la série de Dragons et Merveilles, on suit les aventures du Trio Magique qui protège les villageois des différents dangers qui les menacent, à l’aide de magie, d’intelligence et de force.

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Ratus – Editions Hatier

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Ratus est un rat vert limite maléfique qui passe son temps à embêter tout le monde. Un anti-héros pour qui les choses finissent généralement mal, et c’est tant mieux. Il existe aussi des livres de la collection Ratus où le personnage de Ratus n’apparaît pas, pour ceux qui n’aimeraient pas trop ce rat vert.

L’idée de la collection est plutôt futée : une page de texte et une page de question/dessin où il faut montrer du doigt quel est le dessin qui correspond au texte. C’est comme un petit jeu à la fin de chaque page, mon fils a bien aimé le principe. Les deux exemples que j’ai en photo sont des textes courts, mais la quantité de texte à lire augmente rapidement dans les autres livres.

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Lire c’est facile – Editions Milan

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Ces livres ont plus de textes que les précédents, mais le texte reste adapté à l’apprentissage de la lecture, avec pas mal de répétitions. Liam a bien aimé cette histoire de chat Molli et chat Mollo, elle l’a fait rire. Par contre, je lui ai lu l’histoire une première fois avant qu’il ne la lise par lui-même. Comme ça, il se sentait plus à l’aise pour la redécouvrir par ses propres moyens.

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Premières lectures niveau 1 – Editions Belin Jeunesse

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Le niveau 1 correspond à de vraies histoires aux textes plus ou moins courts et accessibles aux jeunes lecteurs (il existe aussi dans la même collection les niveaux 2 et 3 avec des petits chapitres). Là aussi, j’ai lu les histoires à mon fils la première fois, avant de le laisser les redécouvrir ensuite par lui même. Il a beaucoup aimé les histoires, et moi aussi.

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Petit Ours Brun – Editions Bayard Jeunesse

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Comme vous le devinez, cette collection n’est pas une collection « premières lectures » à proprement parlé. Il s’agit de petits livres du très célèbre Petit Ours Brun sur tous les thèmes qui intéressent les plus petits. Le format est plutôt petit, facile à prendre en main, et le texte est écrit de façon très lisible. Le texte est court, il correspond à l’image, les phrases sont simples et il y a peu de pages dans chaque livre, ce qui rend ces livres tout à fait adaptés à une première lecture.

Le personnage et les histoires peuvent évidemment faire un peu « bébé » ou « petit », ce qui peut rebuter un jeune lecteur de plus de 6 ans qui préférera peut-être assimiler le fait de savoir lire avec le fait d’être « un grand ». Mais pour un enfant comme Liam qui a appris à lire à 3 ans 1/2, c’était absolument parfait! Ce petit univers rassurant l’a accompagné pendant tout son apprentissage de la lecture, il était très fier de les lire par lui-même, et il adorait les relire encore et encore. C’était sans aucun doute ses « livres premières lectures » favoris, même si ça n’en était pas réellement!

De manière générale, si votre enfant n’est pas trop grand, je vous conseille de regarder du côté des albums jeunesse, a fortiori du côté des albums pour bébé ou touts petits, où ils trouveront des textes courts qui accompagnent de belles histoires et illustrations.

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Vos histoires faites maison – Editionsjesaispasdessinermaisjmesoigne

Comme pour les jeux et activités que je vous ai présenté la semaine dernière, les livres premières lectures les plus adaptés à votre enfant seront sans doute ceux que vous ferez par vous-même! Ils seront à la fois adaptés à son niveau de lecture et à ses intérêts. Il n’est pas nécessaire que ce soit de la grande littérature, il n’est pas nécessaire de passer des heures à réfléchir à une histoire, le tout est d’écrire quelque chose qui lui parle et qu’il puisse lire. Inutile non plus de se prendre la tête avec les dessins, votre enfant réalise bien que le principal c’est que ça vienne du cœur.

Personnellement, je me suis arrangée pour mettre des véhicules dans ses « histoires », comme ça le passionnait à l’époque. Et surtout, j’ai fait attention à n’écrire que des mots qu’il saurait lire. J’ai aussi fait des textes très courts parce que je trouvais que dans les livre « premières lectures », les textes étaient parfois un peu trop long dès le début. Ces petites histoires sont donc venues compléter ce qu’on avait acheté, sans pour autant les remplacer.

Lire un vrai livre qui vient du magasin reste sans doute plus valorisant pour un jeune lecteur que de lire quelque chose fait par maman 😉

Les « premières lectures » qu’on n’a pas lues comme telles

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Voici quelques titres que mon fils n’a pas voulu lire par lui-même. Je pense que les textes étaient trop longs pour lui à l’époque où je les lui ai proposés. Il a beaucoup aimé que je les lui lise, cela dit, et il a eu l’occasion de les lire plus tard par lui-même, mais à une époque où il avait dépassé le stade d’apprentissage de la lecture.

Ce qu’il lit aujourd’hui

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Voici quelques titres de ce qu’il lit aujourd’hui en français. Il est encore dans les collections pour lecteurs débutant, et il adore tout particulièrement les Pokémon de la Bibliothèque Verte. Il en a une dizaine qu’il a lu au moins 5 fois chacun ^^ Récemment, il a aussi découvert un titre de la collection de la Cabane Magique et il a beaucoup aimé. Je pense que je vais essayer de lui trouver d’autres titres de cette collection.

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En anglais aussi il lit pas mal de livres pour jeunes lecteurs, je pense qu’il aime bien parce que ça se lit vite. Mais il lit également des romans, et il aime aussi le fait que ça prenne plus de temps, il profite plus de l’histoire. Et souvent, les histoires sont plus intéressantes.

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Jeudi dernier, il a commencé Harry Potter 1 en anglais (je lui ai déjà lu en français, et il s’est dit que ce serait sympa de le lire par lui-même en VO cette fois-ci, pour avoir tous les « vrais » mots), et il devrait le finir ce soir. C’est là qu’on voit que ce n’est pas forcément plus « difficile » ou « embêtant » de lire un vrai roman. Quand un roman est passionnant comme ça, ce qui est difficile est au contraire de le poser!

Si un enfant a l’air de bloquer sur un livre « premières lectures », la solution, au lieu de lui proposer quelque chose de plus simple, peut être au contraire de lui proposer quelque chose de plus long et compliqué, mais aussi de plus intéressant. Bien sûr, ça dépend des enfants, mais parfois, la difficulté peut venir du fait que c’est « trop facile » et pas assez motivant. D’un autre côté, ne soyez pas pressé qu’il passe aux « vrais » romans si ce qu’il veut et ce dont il a besoin c’est au contraire de rester dans les livres plus courts. Chaque chose en son temps 😉

Et je ne peux aussi que vous conseiller de lire des romans à voix haute à votre enfant, que ce soit pendant qu’il apprend à lire ou une fois qu’il sait lire. Déjà, c’est une super façon de partager avec lui un livre que vous avez aimé (plutôt que de le pousser à le lire lui-même au risque de le braquer). Ce sont aussi de bons moments partagés, qui peuvent venir remplacer la lecture de l’album du soir si votre enfant n’est plus intéressé par les albums (c’est possible ça, de ne plus être intéressé par les albums???). Enfin, ça peux donner à l’enfant le goût de la lecture, l’envie de découvrir par lui-même d’autres romans. Un enfant pourrait être rebuté par l’épaisseur de certains livre, mais s’il réalise en votre compagnie tout ce que cachent de tels livres, il aura une nouvelle motivation pour les ouvrir par lui-même plus tard. Le mieux étant de choisir un roman qui vous plaise et qui a une chance de plaire à votre enfant également. Si vous vous forcez à lire quelque chose que vous n’aimez pas juste parce que vous pensez que ça sera bien pour sa culture générale ou quelque chose comme ça, vous risquez de vous faire passer un mauvais moment à tous les deux, et ça sera bien dommage 😉

La semaine prochaine

La semaine prochaine, je vous parlerai de l’écriture, de son apprentissage en parallèle de la lecture et de petites activités à faire à la maison pour la perfectionner.

Apprendre à lire en famille

1 – Pourquoi, Quand et l’Eveil à la lecture

2 – L’apprentissage

3 – Jeux et activités

4 – Les livres « premières lectures »

5 – L’écriture

Et vous?

Quels livres ont accompagné l’apprentissage de la lecture de votre enfant? Est-ce que vous avez de bonnes collections « premières lectures » à partager?

 

La chenille qui fait des trous – activités

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L’histoire, par Eric Carle

« La chenille qui fait des trous » (« The very hungry caterpillar » en VO) est un classic de la petite enfance. On y trouve tout ce qui faut pour plaire aux petits et à leurs parents : des dessins colorés et originaux, une petite chenille toute mignonne qui devient cocon puis papillon, une répétition dans le rythme, la découverte des fruits et des chiffres, des petits trous dans les pages…

On a aimé le lire et le relire, et puis au bout d’un moment, on a eu envie de faire un peu plus…

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Fais ton propre album

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Quand Liam a eu 2 ans 1/2, et après qu’on ai lu l’album si souvent qu’on le connaissait par cœur, je lui ai proposé de faire sa propre version de l’album. Il s’est alors appliqué à reproduire chaque pages, ou en tout cas, ce qui lui semblait être le plus important sur chaque pages, à découper celles qui devaient être plus petites et à faire des trous à la perforatrice (son moment préféré) dans les pages des fruits. Pour les dessins, il a utilisé des pastels à l’huile pour les contours et de la peinture à l’eau pour le remplissage. J’ai recopié le texte moi-même.

Depuis, si on veut lire « La chenille qui fait des trous », c’est cette version qu’on lit 🙂

 

Rejoue l’histoire

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Pour rester dans le bricolage et rendre la lecture de l’album plus interactive, Liam a construit sa propre chenille, ses fruits et son papillon. Ainsi, il a pu rejouer l’histoire à son rythme avec ses propres créations. Il avait alors 2 ans 1/2, mais je pense qu’il n’y a pas d’âge pour s’amuser avec les albums!

Pour les fruits, j’ai acheté du papier mousse aux bonnes couleurs, qu’il a découpé (j’ai coupé les cercles au centre) et décidé de peindre même s’ils étaient déjà de la bonne couleur… Ne pas hésiter à relire l’album pour être sûr de ne pas se tromper sur le nombre de poires ou d’oranges à découper.

Pour la chenille, j’ai trouvé un modèle très simple sur internet. Il s’agit de découper des rondelles dans des rouleaux de papier toilette, d’y faire un trou sur deux des « côtés », face à face, et de les enfiler le long d’un fil chenille. On ajoute deux antennes en fil chenille, on peint aux couleurs de la chenille, et le tour est joué.

Pour le papillon, Liam a décoré puis plié une feuille en accordéon et l’a resserré en son centre à l’aide d’un fil chenille qui sert également à tenir les antennes. Il aurait pu le faire plus coloré, mais il n’était pas très inspiré ce jour là ^^

 

Et vous, quels albums vous inspirent et vous invitent à dessiner et bricoler?

Apprendre à lire en famille – 3 – Jeux et activités

Lire le manuel de lecture était certes très intéressant pour Liam, mais ce n’était pas suffisant pour autant. Il réclamait plus, plus de choses à lire, sur des sujets qui l’intéressaient plus. Je me suis donc amusée à lui préparer des petites activités hyper simples que vous pouvez faire vous aussi.

Le seul effort que ça a demandé de ma part, c’est de retravailler mon écriture. Jusque là, j’écrivais en cursif, et même si je n’écrivais pas trop mal, je n’écrivais certainement pas assez bien pour pouvoir être lue par un lecteur débutant. A fortiori quand ce lecteur débutant n’a pas étudié les lettres cursives. De toute façon, je voulais qu’il puisse lire des livres, et les livres, c’est en script. J’ai donc travaillé mon écriture jusqu’à avoir une écriture script propre et lisible. J’ai même fait le « a » comme celui qu’on voit dans les livres, et non pas le « Image result for "letter a" comic sans » qu’on écrit habituellement. Bon, j’aurai aussi pu tout taper à l’ordi et imprimer, mais j’ai trouvé ça plus simple comme ça.

Petite remarque : ne forcez jamais votre enfant à faire ces activités! Elles ne sont à mon avis intéressantes et amusantes que si l’enfant a la possibilité de refuser de les faire. Si c’est une obligation, ça gâche le plaisir… Si votre enfant n’est pas intéressé à un moment donné, vous pouvez toujours les lui proposer à nouveau plus tard ou un autre jour. De plus, ces activités sont à faire en restant à côté de son enfant, il ne s’agit pas de le laisser seul et de venir vérifier ensuite ce qu’il a fait. Il faut pouvoir être là s’il a besoin d’aide avec un mot.

Syllabes et mots cachés

Cette première activité nous a accompagnée tout au long de la lecture du manuel. Elle est tellement bête et méchante que j’ai encore du mal à comprendre qu’elle ait eu tant de succès auprès de mon fils (j’imagine qu’à 3 ans 1/2, on est naturellement bon public ^^)

A chaque nouvelle leçon du manuel, je réécrivais les syllabes qu’il venait d’apprendre sur des rectangles de papier de 3 ou 4 cm de long, ainsi que les quelques mots qu’il venait de découvrir (en supprimant les espaces que son manuel mettait entre les syllabes et en écrivant les lettres muettes comme les autres, pas en plus clair), et je les cachais dans sa ville Lego. Il faut savoir qu’il venait de se découvrir une passion pour les Lego et qu’il venait de récupérer les vieux Lego de son père et moi, alors on avait le poste de police, la mine, un peu de Poudlard et des constructions plus freestyle partout dans sa chambre. Je cachais les petits papiers dans les bâtiments, et il devait les trouver et les lire alors qu’un p’tit bonhomme Lego contrôlé par moi essayait de l’en empêcher. Il finissait toujours mort de rire et était toujours hyper content de lire un des papiers, ayant réussi à déjouer le p’tit bonhomme Lego maléfique. Encore une fois, 3 ans 1/2, bon public ^^

Les mots à placer

Au fur et à mesure que votre enfant avance dans son apprentissage, il connait de plus en plus de syllabes et peut donc lire de plus en plus de mots. Tout en gardant à l’esprit les syllabes qu’il connait déjà, regardez autour de vous et réfléchissez aux noms des objets qu’il pourrait lire. Ecrivez les sur des petits papiers, et demandez lui d’aller placer le papier à côté de l’objet auquel il correspond. J’ai aussi mis des noms de couleurs, qu’il fallait placer sur un objet de la bonne couleur. Lire permet de relever ce défi, ça motive, et puis en plus, on est sûr que l’enfant a compris ce qu’il a lu.

Encore une fois, ne mettez que des choses que vous savez qu’il peut lire, l’idée n’est pas de le mettre en situation d’échec. S’il butte sur une syllabe qu’il est censé déjà connaître, réexpliquez lui simplement. Par exemple pour « bureau » s’il lit « bur… » et puis ne sait plus quoi faire du reste, ne le laissez pas bloquer dessus, rappelez lui que « e-a-u » ça fait « eau » et relisez le mot avec lui s’il le faut. De même, s’il le prononce, rappelez lui que le « s » à la fin de « peluches » est muet et qu’il est là parce qu’il y a plusieurs peluches.

Les mini histoires

Pour découvrir les phrases et les textes tout en douceur, voici des mini histoires de trois phrases, très courtes. Ainsi, l’enfant a moins de chance d’oublier les mots qu’il a lu au fur et à mesure qu’il en lit d’autres. Vous mettez les phrases dans l’ordre, et votre enfant doit les lire et retrouver le dessin qui correspond à chaque phrase. Plus tard, il pourra essayer de mettre les phrases lui même dans le bon ordre.

Chacune a été écrite en prenant en compte le niveau de l’enfant. Pour la première, Liam ne connaissait que les syllabes régulières. Pour la deuxième, il connaissait aussi le graphème « ou ». Les « histoires » sont aussi personnalisées pour l’enfant pour être sûr que ça l’intéresse. Et en plus, vous n’avez pas besoin d’être un prodige du dessin, comme vous pouvez le constater sur ces photos… mais si vraiment vous n’aimez pas dessiner, vous pouvez toujours imprimer des personnages qu’il aime et dont il peut lire le nom (genre Mimi) et les mettre en scène.

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Son père faisait souvent du vélo à l’époque… et il avait le chic pour le casser/réparer!
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Ici, Liam et son doudou sont les héros de cette incroyable histoire pleine de rebondissements. En plus, il y a écrit pipi, alors c’est vraiment trop rigolo (en tout cas, quand on a 3 ans 1/2, ça marche ^^)

Les mots à relier

Voici des fiches de mots à lire pour pouvoir les relier à leur image. Le principe est simple et on peut sûrement trouver des fiches du genre en ligne, mais l’avantage de les faire sois même, encore une fois, c’est de n’écrire que des mots que son enfant saura lire. Par exemple pour les véhicules, je n’ai pas mis le train parce que Liam ne connaissait pas encore le graphème « ain » à l’époque.

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Les autocollants

Je sais pas vous, mais chez nous on a toujours plein d’autocollants dont on ne sait pas quoi faire. Un jour j’ai donc plongé dans ces fiches d’autocollants et j’ai regardé quels mots Liam pourrait lire. Je les ai écrit en laissant un espace à côté pour qu’il y colle le dessin correspondant. Vous remarquerez que sur la fiche de gauche, j’avais commencé par écrire « cheval » en deuxième place, que j’ai ensuite remplacé par « âne » me rappelant que Liam ne connaissait pas encore le graphème « ch ».

Vous pouvez aussi lui faire des petits challenges supplémentaires si vous avez déjà eu l’occasion de lui parler des « s » muets dû au pluriel. Pour « gouttes », il fallait qu’il pense à en mettre plusieurs! (de même, les bottes et les pâtes étant automatiquement plusieurs sur l’autocollant, il ne fallait donc pas que j’oublie de mettre le « s » à la fin du mot)

Les phrases puzzles

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Une phrase coupée en deux. L’enfant choisi un morceau à gauche, il l’assemble avec un morceau à droite, puis il doit il la phrase et reconstituer le puzzle. Le puzzle sera différent en fonction de la phrase qu’il aura construit. (Le lapin de l’histoire s’appelle Lapinou parce que Liam ne connaissait pas encore le graphème « in »)

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En voilà un autre, aux phrases plus longues mais aux graphèmes plus simples. Les personnages et moyens de transports allaient avec une mini histoire que je lui avait écrit, il savait donc à qui faisait référence le nom des personnages.

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Les vrai/faux

Un petit jeu pour lire des phrases courtes. Adaptez les à son niveau et écrivez des choses qui le concerne, c’est tout de suite plus intéressant! Certaines phrases sont par ailleurs tout à fait subjectives, il n’y a donc pas de mauvaises réponses et ça lui donne l’occasion d’exprimer son opinion (restez avec lui pendant l’exercice pour être sûr qu’il comprend bien ce qu’il lit, et puis ça peut être l’occasion qu’il vous explique pourquoi il trouve que « le thé c’est bon » ou « le rouge c’est pas beau »)

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Je précise que le poisson ne le fait plus vomir depuis qu’il a 4 ans ^^ aujourd’hui, le fish and chips est d’ailleurs son plat préféré

Vous pouvez aussi en trouver des toutes faites sur internet. Ce ne sera pas du sur-mesure pour votre enfant, mais ça peut être très intéressant aussi. On a bien aimé les « Lectures de phrases… Au musée » avec différents niveaux, l’occasion de découvrir des tableaux célèbres. Cliquez sur l’image pour les retrouver sur le site de l’Ecole de Crevette.
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La chasse au trésor

Sans aucun doute le grand favori de Liam, la chasse au trésor! Il s’agit d’écrire des indices sur des bout de papier, chacun l’emmenant au suivant, jusqu’à trouver le trésor. Pour les premières, je n’écrivais que des mots réguliers. Puis, à mesure qu’il progresse dans la lecture, on peut écrire des petits bouts de phrases et introduire les graphèmes complexes qu’il connait.

Pour cette chasse au trésor, j’ai aussi mis des petites actions à faire afin d’avoir l’indice suivant (« rigole sur le canapé », ou encore « proute », parce que c’est trop rigolo…) Le trésor? Des livres, bien entendu!

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Pour Pâques, on fait toujours notre chasse aux œufs sur le modèle d’une chasse aux trésors. On habite en appartement, et je ne trouve pas évident de cacher les œufs partout avec le risque de les retrouver trois mois plus tard tout fondus et collants entre les coussins du canapé… dans l’herbe, c’est quand même moins risqué ^^

Du coup, Liam trouve les œufs au fur et à mesure des indices, et on est sûr de ne pas en oublier. Pour celle-ci, j’ai fait de vraies phrases, qui demandent parfois une petite réflexion. Par exemple, pour « j’aime manger au frais », il faut penser à aller chercher au frigo. Je me suis aussi amusée à écrire un mot à l’envers, qu’il devait lire à l’aide d’un miroir. Le trésor, cette fois-ci, c’était bien entendu des œufs en chocolat et des œufs pour le bricolage. C’est sympa aussi!

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Les fiches et cahier d’activités

Sur internet ou dans des cahiers d’activités, on trouve aussi beaucoup d’activités déjà prêtes à l’emploi pour inviter l’enfant à lire sur un sujet qui lui tiens à cœur. J’ai trouvé par exemple des fiches sur le Moyen-Age chez Bout de gomme, et des fiches sur la fabrication du pain je ne sais plus où. Il fallait coller le texte correspondant aux images des étapes de fabrication du pain, mais le texte était trop compliqué pour Liam à l’époque, alors je l’avait simplifié et réécrit pour lui. Au fur et à mesure de ses progrès, ce genre d’adaptation n’est plus utile, l’enfant sachant tout lire sans distinction.

La semaine prochaine

La semaine prochaine, je vous présenterai les différentes collections de livres « premières lectures » que mon fils a lu, et dans quel ordre les découvrir.

Apprendre à lire en famille

1 – Pourquoi, Quand et l’Eveil à la lecture

2 – L’apprentissage

3 – Jeux et activités

4 – Les livres « premières lectures »

5 – L’écriture

Et vous?

Vous avez des activités sympas à nous proposer pour accompagner les enfants dans l’apprentissage de la lecture? Ou des bonnes adresses de blogs qui proposent de telles activités?

Apprendre à lire en famille – 2 – L’Apprentissage

Quand on se penche sur la question de l’apprentissage de la lecture en France, on se retrouve devant un vaste choix de méthodes, chacune vantant ses mérites sur les autres. Comment s’y retrouver?

Les différentes méthodes de lecture

  • La méthode syllabique

C’est le principe de B.A.-BA. On part des lettres pour former des syllabes qui à leur tour formeront des mots. Une fois que l’enfant peu lire les syllabes, il peut lire n’importe quel mot. Un exemple de manuel qui utilise cette méthode est la Méthode Boscher La journée des tout-petits. C’est personnellement avec ce manuel et l’accompagnement de ma mère que j’ai appris à lire, alors je peux confirmer qu’il atteint les résultats recherchés ^^ La méthode syllabique a cependant été critiquée par le passé. Déchiffrer des listes de syllabes qui n’avaient aucun sens semblait contraire au but de la lecture.

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  • La méthode globale

Une nouvelle méthode a alors été créée, la méthode globale, qui invite l’enfant a mémoriser des mots entiers pour accéder directement au sens. L’idée étant que l’enfant parte de ces mots pour en déduire la prononciation d’autres mots, par comparaison. Le problème étant que beaucoup d’enfants se sont retrouvés incapables de lire des mots s’ils ne les avaient jamais appris à l’école. Et puis honnêtement, tous ces mots à apprendre par cœur… Ca fait penser aux chinois et japonais qui doivent apprendre des milliers de symbols par cœur parce que leur système d’écriture ne connait pas le principe de lettres et de syllabes. Le notre le connait, alors pourquoi se priver?

  • La méthode mixte

Souvent celle utilisée à l’école. Elle reprend la méthode syllabique, tout en présentant certains mots de façon globale.

  • La Planète des Alphas

Il s’agit d’une méthode syllabique où chaque lettre est représentée par un petit personnage. Le n est en forme de nez, le r en robinet, etc. Il existe beaucoup de matériel, comme les figurines des personnages à manipuler par exemple, et beaucoup d’enfants aiment l’aspect ludique de cette méthode.

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  • La méthode Montessori

Là encore elle se rapproche de la méthode syllabique, mais au lieu de présenter le lettres par leur nom, on présente les lettres par leur son régulier. Pour B, au lieu de l’appeler « bé », on l’appelle « bbbbb ». La lecture est enseignée avec les lettres cursives au lieu des scriptes et il existe là aussi beaucoup de matériel pour accompagner l’enfant. J’aime particulièrement les abécédaires de Balthazar où les lettres sont en relief. L’enfant est invité à les toucher, faisant ainsi appel à plus de sens que la vue et l’ouïe pour découvrir la lettre (et puis les dessins sont très beaux, comme d’hab’ avec Balthazar). L’idée est également de faciliter l’apprentissage de l’écriture, l’enfant sachant déjà comment se forme la lettre.

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Personnellement, j’aime beaucoup l’approche qu’a Maria Montessori des apprentissages et la façon qu’elle a de traiter les enfants avec respect dès la naissance. J’ai présenté du matériel Montessori sur d’autres sujets que la lecture à mon fils qui était très demandeur, mais je n’ai pas été convaincu par sa méthode de lecture, que j’ai préféré laisser de côté, en dehors de son abécédaire à toucher pour présenter les lettres. Je pense que c’est une méthode brillante pour le pays où il a été inventé, à savoir l’Italie, mais je ne trouve pas qu’elle s’applique bien en France. Maria Montessori était italienne, et les petits italiens ont la chance d’apprendre à lire une langue dont l’écriture est très régulière. Une fois qu’on connait le son de chaque lettre, on est capable de lire pratiquement n’importe quoi (ça marche aussi avec l’espagnol), et du coup, connaître le nom des lettres parait bien superflu. Mais en français (comme en anglais), la plupart des lettres changent de valeur en fonction du mot dans lequel elles se trouvent. Je ne trouve pas judicieux d’aller dire à un enfant que N, c’est « nnnnn » au lieu de lui dire que c’est la lettre « ène ». En effet, N et A feront « nnnna », mais O et N feront « on », A I et N feront « ain » et I et N feront « in ». De même qu’un T aura de grandes chances d’être muet à la fin d’un mot et que le C fait « k » ou « s » selon la lettre qui suit… d’après moi, le français est bien trop irrégulier pour pouvoir nommer les lettres par leur soi-disant son « normal ».

  • La fabuleuse méthode de lecture du Professeur Tagada – Christophe Nicolas et Guillaume Long

La fabuleuse méthode de lecture du professeur Tagada. (Dès 5 ans)

Blandine de Vivrelivre en a parlé sur son blog (cliquez sur la photo pour découvrir son article!) Je n’ai pas eu la chance de lire ce livre, mais de ce que j’ai pu voir sur son blog, ça a l’air une façon très ludique de découvrir la lecture. Peut-être plus en accompagnement qu’en tant que méthode à part entière, mais sans aucun doute un bon moyen de mettre de l’humour dans cet apprentissage!

  • Le laisser faire

Il ne s’agit pas vraiment d’une méthode, puisqu’il s’agit de ne rien faire de particulier, de ne pas sortir de manuel et de ne pas proposer d’explication à notre enfant à moins qu’il n’en ai demandé.

Il s’agit de faire confiance à l’enfant pour accéder à la lecture par ses propres moyens, quand le moment sera venu. En tant que parent, ça demande de la patience et une confiance inconditionnelle dans les capacités de nos enfants. Il s’agit aussi de répondre aux questions que l’enfant peut avoir sur les lettres, les mots, etc., mais sans les précéder, et de lui offrir un environnement riche en littérature. Bien entendu, c’est plus facile si votre enfant ne va pas à l’école, comme André Stern par exemple. Son récit sur son enfance sans école et sans enseignements imposés est par ailleurs passionnant.

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Ce qu’on a utilisé chez nous

  • Le Bled, Méthode de lecture

BLED - Méthode de lecture

Parmi tous les manuels de lecture que j’ai eu l’occasion de feuilleter au moment où je cherchais lequel choisir pour mon fils (et il y en a eu beaucoup), celui-ci est le seul qui m’a vraiment plus. Il s’agit d’une méthode 100% syllabique (la méthode globale et la mixte ne me plaisent pas du tout) aux leçons très simples et aux pages aérées.

Voici un exemple de la leçon autour du P, en deux doubles pages.

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Sur la première double page, on découvre la lettre en grand qu’on peut tracer au doigt si on veut. On découvre le son que cette lettre fait quand elle est seule, et on retravaille les sons qu’on a découvert dans les leçons précédentes.

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Une page entière est ensuite consacrée à la découverte des syllabes liées à la nouvelle lettre.

On lis à nouveau les syllabes qu’on vient de découvrir, cette fois en désordre sur la dernière page, puis on peut lire des mots formés grâce aux syllabes qu’on connaît déjà. Au fur et à mesure du livre, les mots sont plus complexes et on découvre des phrases.

J’ai personnellement sauté les passages en cursif, n’ayant jamais trouvé très utile cette écriture et préférant éviter d’embrouiller Liam avec deux systèmes de lecture différents dès le départ (au final, il n’a jamais appris ni à lire ni à écrire le cursif, mais il a lu l’autre jour sans aucun problème -et à ma grande surprise- un livre de Balthazar écrit en cursif, donc d’une façon où d’un autre, il a compris le truc…)

L’autre petite chose qui m’a un peu déplu dans ce manuel sont les espaces qu’ils mettent dans les mots à lire au tableau pour séparer les syllabes (les espaces sont cela dit supprimés au fur et à mesure que l’enfant progresse dans le livre). J’ai personnellement réécrit les mots sur papier pour les présenter sous leur forme normale et les faire lire à mon fils après sa lecture du tableau.

J’avais prévu de prendre notre temps et de découvrir une leçon par semaine environ. Je me disais que ça laisserai le temps à Liam d’assimiler chaque lettre avant de passer à la suivante, et que de toute façon, il n’y avait aucune raison de se presser. C’était sans compter sur Liam, qui m’a réclamé trois leçons par soir et a donc finit les syllabes simples (une consonne + une voyelle) en deux semaines. Pour les graphèmes complexes, on a passé un peu plus de temps sur chacun d’eux, couplant le manuel avec d’autres activités inspiré du livre que je vais vous présenter ensuite. Je ne lui ai pas présenté les graphèmes complexes dans l’ordre du manuel, mais dans celui proposé dans le livre de Marlène Martin. Au final, on a pas finit le manuel, et il a découvert les derniers graphèmes en les lisant directement dans des phrases ou dans des livres. S’il y avait un graphème qu’il ne connaissait pas, je lui disait tout de suite le son que faisait la combinaison de lettres en question et il pouvait continuer de lire avec cette nouvelle connaissance. Deux mois après avoir ouvert le manuel pour la première fois, il pouvait lire n’importe quel mot. Et après deux mois de plus, il pouvait lire n’importe quel texte court de façon relativement fluide.

  • Apprendre à lire en famille – Marlène Martin

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Ce livre est absolument passionnant. Ce n’est pas un manuel de lecture à proprement parlé, parce qu’il n’y a pas de leçons à présenter à son enfant à l’intérieur. C’est un livre qu’on lit juste nous, parents, pour savoir absolument tout ce qu’il y a à savoir sur l’apprentissage de la lecture, et pour le mettre en pratique. Avec des conseils pratiques de la naissance jusqu’à l’apprentissage de la lecture à proprement parlé, en passant par les difficultés particulières que rencontrent certains enfants, et avec des conseils adaptés à chaque profil d’apprentissage… Il faut aimer lire sois-même et s’intéresser au sujet, parce que le livre est vraiment épais et chargé en information (personnellement, j’adore ^^).

Ce livre nous explique comment faire découvrir la lecture aux enfants en partant des lettres pour arriver aux syllabes, tout en les gardant rattachées à un vrai mot. Il s’agit par exemple de découvrir la syllabe « pa » en rapport avec le mot « papa », et non pas au milieu d’une liste de syllabes. Elle nous conseille sur les mots par lesquels commencer, comment décortiquer/expliquer les mots avec nos enfants, comment introduire de nouvelles syllabes, dans quel ordre (éviter de présenter le OU et le ON à la suite, ou le AN et le EN, qui se ressemblent trop, soit par la forme soit par le son), avec des exemples de fiches de mots à créer sois-même (en fonction de là où en est l’enfant et de ce qui l’intéresse). Elle conseille aussi d’écrire les mots normalement, sans espace et sans changer de couleur pour les voyelles ou les lettres muettes. D’expliquer au fil des mots et des phrases les différentes règles de la langue française (il y a des exemples de conversation à avoir avec un enfant sur les lettres muettes, expliquer le pluriel, puis la conjugaison, la grammaire, la ponctuation…)

Tout y passe, rien n’est laissé de côté. Ce livre est une vraie pépite pour n’importe quel parent qui veut aider son enfant à lire!

  • Le laisser faire pour la lecture en anglais

A 4 ans, Liam savait bien lire en français, et c’est à ce moment là qu’on a déménagé en Ecosse. En arrivant, on a laissé le français un peu de côté et j’ai commencé à lui lire des albums en anglais pour qu’il découvre la langue. Liam a tout de suite essayé de lire les albums par lui même (et tous les mots qu’on croisait dans la rue) en appliquant les règles de lecture du français, ce qui ne donnait pas grand chose. Je lui avais alors expliqué que tel ou tel son se lisait certes comme ça en français, mais que ça se lisait comme ceci en anglais. Je lui ai aussi dit d’attendre de parler l’anglais avant d’essayer de le lire, puisqu’on ne pouvait pas vraiment lire ce qu’on ne comprenait pas. A chaque fois qu’il lisait un mot en anglais avec son joli accent bien français, je lui demandais d’attendre, d’attendre… Autant parler à un mur… trois mois plus tard, il parlais aussi bien anglais que ses camarades de nursery et il lisait l’anglais presque aussi bien que le français. Aucune idée de comment ça lui est venu (ils n’apprennent pas du tout à lire à la nursery, à peine le nom des lettres), il a juste trouvé le déclic en lui-même! Quand un enfant a décidé d’apprendre à lire, c’est pas la peine d’essayer de l’en empêcher, il trouvera un moyen d’y arriver ^^

Les droits du lecteur selon Daniel Pennac

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Ces « droits » ne vont certes pas apprendre à votre enfant à lire, mais il me semble indispensable de les garder à l’esprit quand on lui apprend à lire. Il peut aussi être intéressant de les partager avec son enfant.

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Le droit de lire n’importe où… même dans la rue! Mais dans ce cas là, je vous conseille de diriger les pas de votre enfant pendant qu’il lit (attention aux poteaux!)

Le numéro 1 me semble tout à fait indispensable, par exemple. Pour laisser à l’enfant une chance d’aimer lire, il faut lui laisser le droit de ne pas lire. Si lire est une obligation, il sera plus difficile d’y trouver du plaisir…

Il serait bien aussi de ne pas oublier le numéro 5, « le droit de lire n’importe quoi ». On entend encore des parents se plaindre que leurs enfants ne lisent que des mangas, des BDs, des magazines ou des livres qu’ils ne jugent pas de qualité ou de niveau trop bas par rapport à leur âge. Lâchons leur donc un peu la grappe! Tant qu’ils ont plaisir à lire, c’est le principal. Et il n’y a pas que les classiques dans la vie…

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Le droit de lire les journaux gratuits dans le tram, aussi. Parce que c’est tellement passionnant et intelligent…

Aujourd’hui, où on en est?

Liam sait lire depuis 3 ans à présent (2 ans 1/2 en anglais). A la maison et à l’école, comment ça se passe aujourd’hui?

A la maison

Aujourd’hui, Liam préfère lire en anglais, mais continue de lire en français de temps en temps. Il lit des romans dans sa tête, souvent le matin au réveil, parfois après l’école. Il aime tout particulièrement Roald Dahl et tout ce qui a rapport avec Pokémon. Il lit aussi des magazines (mes grands-parents l’ont abonné à Toboggan pour qu’il reçoive un peu de lecture en français tous les mois) ou des livres de non-fiction, comme son encyclopédie Pokémon par exemple.

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Tous les jours, je lui lis des pages d’Harry Potter à voix haute. Ce sont mes livres préférés et j’adore les partager avec lui 🙂 On a profité des quatre derniers jours de neige pour finir le tome 6. Bientôt la fin!

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Et tous les soirs, je lui lis 1 ou 2 albums (en général en anglais puisqu’ils viennent le plus souvent de la bibliothèque) avant qu’il se couche. Même s’il adore lire par lui même ses romans prévus pour les plus de 6 ou 8 ans, il est également toujours excité de découvrir une nouvelle histoire de Mimi la souris lue par moi, quand bien même elle a été écrite pour les moins de 3 ans ^^ Ce n’est pas parce que son enfant sait lire tout seul qu’il faut se presser de le faire grandir 😉

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A l’école

Sa situation de lecture à l’école ne vous parlera sans doute pas, étant donné qu’il est scolarisé en Ecosse et que le système est très différent du système français. Je pense cela dit qu’il y aurait bien à s’inspirer de ce système écossais qui s’adapte au mieux au niveau des enfants. Alors pour ceux que ça intéresse, voilà un petit aperçu de comment ça marche par ici…

L’école (et l’apprentissage de la lecture) commence en classe de P1 (Primary 1) à 5 ans, après une nursery school qui tiens bien plus de la nursery que de la school (en gros, en nursery school, les enfants passent leur temps à jouer et n’ont que 20 minutes par jour de « travail » (facultatif) en groupe de 6 à 10 assis sur un tapis à faire des leçons de choses ou autres activités/jeux de groupe, mais pas de préparation à la lecture).

Aujourd’hui, Liam est en P2, il a 6 ans. Tous les jours, les enfants de P1 à P7 ont une leçon de lecture-écriture, non pas dans leur classe avec leur maître ou maîtresse, mais dans un groupe qui dépend de leur niveau. Du personnel supplémentaire est présent pour animer ces groupes, ce qui fait que s’ils sont autour de 25 à 30 élèves par classe, ils se retrouvent en revanche à 15 à 20 élèves par groupe de lecture-écriture. Leur niveau de lecture-écriture est estimé une fois par an en un à un avec un professeur, ainsi que tout au long de l’année par leur maîtresse et leur responsable de groupe de lecture-écriture (pas par des contrôles, tests ou autre travail noté, juste par le biais d’observations). Ils peuvent donc changer de groupe entre chaque vacances scolaires en fonction de comment leur niveau a évolué.

En pratique, mon fils et un de ses meilleurs amis, qui savaient tous les deux lire avant d’entrer à l’école, ont été mis dès leur P1 dans un groupe composé de P2 et P3 qui se trouvaient au même niveau qu’eux. Ils n’ont donc pas eu à réapprendre à lire, ce qui aurait été une sacrée perte de temps… Aujourd’hui, ils sont avec des P3 et P4, et un autre élève de leur classe les a rejoint depuis. A l’inverse, des élèves de leur classe de P2 qui ont besoin de plus de temps avec les concepts de base retrouvent un groupe d’autres P2 et P1 qui en sont au même niveau qu’eux. Tout le monde avance à son rythme, personne n’est laissé derrière. S’il faut du temps pour qu’une notion soit comprise, l’enfant l’aura. Si la notion est déjà comprise, inutile de s’attarder plus longtemps dessus, l’enfant peut passer à la suite.

Ils font aussi des activités de lecture et écriture en commun en classe. Mais la maîtresse va adapter ses remarques en fonction de l’élève. Quand ils ont un texte libre à écrire par exemple, où le fond est plus important que la forme, la maîtresse va simplement vérifier chez certains élèves que leur façon d’épeler leurs mots fait sens en terme de phonétique, même si ce n’est pas la bonne orthographe, alors que chez d’autre, elle va attendre d’eux qu’ils épellent les mots correctement.

Notons d’ailleurs qu’un système similaire mais différent est mis en place en mathématiques. Là, les élèves restent dans leur classe, mais chacun travaille sur un cahier d’exercice à son niveau. Ou alors ils vont tous faire les mêmes exercices pratiques, mais adaptés là aussi à leur niveau. Par exemple l’autre jour, ils faisaient des divisions à l’aide de cubes en plastiques. Ceux qui découvraient tout juste les divisions en avaient des toutes simples, avec un petit nombre de cubes à diviser. Ceux qui connaissaient déjà en avaient des plus compliquées. Liam était censé diviser 45 cubes par 5, mais il avait un peu de mal parce que tout le monde lui piquait ses cubes, estimant qu’il n’avait sans doute pas réellement besoin de ces 45 cubes ^^

Et pour le reste (étude d’un thème, gym, activités diverses…), ils étudient tous ensemble en classe. Au final avec ce système, il n’y a ni redoublement ni saut de classe. Pas de contrôles ni de notes non plus, en tout cas pas encore, je ne sais pas bien à quel niveau ça arrive, si tant est que ça arrive un jour.

Ce que j’aime bien aussi dans ce système, c’est que les enfants sont amenés à faire la connaissance de beaucoup plus de monde que s’ils restaient toujours avec leur classe, et de fréquenter des enfants de différents âges. Mon fils a eu des cours de lecture-écriture avec beaucoup de professeurs différents, qui enseignent à tous les niveaux de classe, et il est content de pouvoir leur dire bonjour par leur nom quand il les croise dans le couloir. En plus, s’il tombe dans leur classe une prochaine année, il les connaîtra déjà un peu. Il connait aussi de nom la plupart des élèves de P2 jusqu’en P4, puisqu’il s’est retrouvé avec certains d’entre eux en groupe de lecture-écriture. Il se sent plus à l’aise, en récré, de sentir qu’il connaît plus de monde que juste les élèves de sa classe.

La semaine prochaine

La semaine prochaine je vous présenterais des activités que j’ai proposé à mon fils en parallèle de la lecture du manuel. Certaines ont été inspirées de la lecture du livre de Marlène Martin, et toutes ont été adaptées aux niveau et centres d’intérêts de mon fils.

Apprendre à lire en famille

1 – Pourquoi, Quand et l’Eveil à la lecture

2 – L’apprentissage

3 – Jeux et activités

4 – Les livres « premières lectures »

5 – L’écriture

Et vous?

Avec quelle méthode vos enfants ont découvert la lecture? Qu’est-ce qui a marché pour eux? Où ils en sont, maintenant? Partagez en commentaire, et dites moi si vous avez d’autres super manuels ou méthodes que j’ai oublié ici!